City Hunter Private Eyes, Klaus, The Art of Self Defense, Hors Normes, : Rattrapage Films Novembre 2019

City Hunter Private Eyes : Le mokkori de Rio Saeba est toujours présent après 20 ans d’absence

On ne va pas le cacher, il y a un plaisir de retrouver City Hunter sur le grand écran, la dernière fois c’était il y a 20 ans avec City Hunter : la Mort de City Hunter. Le plaisir est d’autant plus grand quand on revoit Ryo Saeba et Kaori Makimura en VO ou Nicky Larson et Laura Marconi en VF. D’ailleurs pour les fans qui ont connu la version française de l’anime Nicky Larson, on retrouve Vincent Ropion et Danièle Douet, respectivement les voix françaises de Nicky Larson et Laura. Pour la VO, c’est tout le casting vocal qui est de retour et l’ayant vu en VO et étant avant tout un lecteur du manga, je vais rester sur les noms japonais du manga de Tsukasa Hōjō.

Grand retour et nouvelle histoire, Ryo est contacté par Iris Woods, un mannequin prise pour cible par de mystérieux mercenaires et qui pourrait bien être la clé d’une conspiration menaçant toute la ville. Quand on connaît City Hunter on connaît le but de Ryo et Kaori.

Ce qui frappe quand on commence le film, c’est de voir ce monde moderne dans lequel Ryo évolue avec les smartphones, le remplaçant du tableau, permettant aux clientes de Ryo de le contacter. Par rapport à cette histoire de modernité, c’est Kendji Kojima qui est un habitué des films et séries animées City Hunter, a l’intelligence d’utiliser la très belle avancée technologique japonaise qui n’a plus besoin de prouver, on le voit pour que les visages de Ryo et de ses amis qui sont si moderne, les scènes d’actions très prenantes sont digne d’un film récent. Ryo et Kaori sont toujours aussi jeunes et toujours aussi beau et avec la modernisation ils sont fidèles à ce qu’avait mit en place Tsukasa Hojo dans son manga.

Après, il ne faut pas s’attendre à quelque chose de nouveau dans Private Eyes, on est sur un épisode très long de la série animée avec des qualités et des défauts. En dehors d’un semblant d’origine story pour Kaori, il n’y a pas grand-chose à retenir quand on regarde ce film en retrait. J’imagine quelqu’un qui connaît de loin City Hunter, aura du mal à trouver un intérêt, car c’est le même modèle que la série animée. Il traîne même beaucoup trop en longueur, car il veut durer le temps d’un bon film d’animation, mais avec l’histoire de ce film, on pouvait être sur un modèle de 40 minutes. C’est sans compter sur tout le fan service qui s’occupe d’allonger les minutes. Ce fan service quand on est fan on est content surtout quand on voit Cat’s Eyes, même si elles sont présentes, uniquement pour la photo.

En tant que fan de City Hunter, j’ai passé un très bon moment et il n’y a pas de raisons que les fans détestent ce film d’animation. Après, il faut être conscient, notamment pour les novices qu’on est sur un produit de consommation pour les fans et que c’est tout simplement un OAV un peu trop long.


Abominable : Le Yéti écolo

Dreamworks sont dans une très bonne dynamique, la trilogie Dragons est passée par là. C’était un concentré de moment extrêmement touchant et une trilogie qui arrivait à avoir ses propres qualités, son propre charme,  bref il y a un avant et un après Dragon et cet après pour le studio c’est Abominable.

On ne peut pas dire que cet après soit glorieux, je dirais même que c’est un gros retour en arrière par rapport à Dragon qui techniquement répondait vraiment aux attentes et arrivait à être un joli produit pour mettre en avant la beauté de l’animation américaine. Abominable n’est pas un film forcément moche, mais on est obligé de comparer ce que fait un studio d’animation dans sa globalité et c’est pas forcément très joli, surtout quand on voit les grosses têtes des personnages. Abominable c’est plutôt un film qui a 5 ans de retard et ce n’est pas les paysages qui vont nous faire oublier les personnages, qui pouvaient être mieux faits.

D’autant plus que l’histoire n’a même pas besoin d’être résumé, c’est le cliché du film d’animation pour enfants, avec le même type d’histoire, la même avancée, le même twist qu’on retrouve à la fin avec le retournement de situation qui fait aucun effet. Ce n’est pas le fait qu’on est sur un film qui reproduit le schéma du film pour enfants qui pose problème, c’est le fait qu’il y a matière à faire autre chose. Notamment quand on commence à connaître le Yéti, à voir qu’il a des pouvoirs. Ce ne sera que très peu exploité et j’aurais aimé savoir son origine, l’histoire des yétis. Il y a aussi un rapport entre le Yéti et la nature qui est intéressant à certains moments du film et sachant qu’on est sur un film qui vise plutôt les enfants, il aurait été intéressant d’avoir un beau message sur la nature, sur la préservation de la nature en plus de préservé des espèces rares.

D’ailleurs je parle de préservation d’espèces rares, car quand on regarde le film d’un point de vue adulte, ce sera le seul propos qui mérite qu’on s’arrête dessus, plutôt que de parler du début qui est inintéressant et qui a du mal à développer les autres personnages, qui sont réduits à faire rire les enfants, même si quand ils se mettent à aller dans l’Everest avec le Yéti, il y a quelque chose d’intéressant dans les différentes créations, mais rien de bien folichon. Ce que j’ai surtout envie de parler c’est du beau message de fin, c’est un type de discours qu’on pourrait tenir tous les jours et Le meilleur moyen de protéger une espèce rare et donc en voie de disparition, c’est de les laisser vivre sans en parler haut et fort avant de ne pas rendre curieux les esprits mal placés.

En dehors des nombreux reproche que j’ai pu dire, Abominable peut devenir un bon divertissement pour les enfants. L’histoire est sympa à suivre, les rares moments touchants sont plutôt réussies et puis on a un enchaînement de très bons gags. Ils sont tous très bien pensés et à aucun moment on est dans le dénigrement ce qui est appréciable.


Klaus : la belle origine story du Père Noël

Il est intéressant de noter que Klaus et le premier long métrage d’animation produit par Netflix et qu’il a eu une campagne de promo très intéressante. C’était un film, lors de son lancement, pouvait être vu gratuitement pendant un weekend. Le fait de proposer un film gratuitement pendant une petite période, correspond à la thématique du film qui est le partage.

Klaus, c’est une origine story du père Noël, on revient aussi à une sorte de base pour Noël loin du côté commercial qu’on connaît maintenant. On a affaire à un film qui a un propos honnête et cela change énormément, par rapport aux derniers films de Noël qui comme dans notre époque sont des films opportunistes profitant de cette bonne humeur des gens.

Le personnage principal est le facteur, c’est un personnage détestable, il représente bien cette individualisme qu’on reconnaît si bien dans notre société et son évolution sera très belle, même si on est dans un film extrêmement classique entre l’évolution des personnages, le dénouement de l’histoire, les différentes relations entre les différents personnages, mais on ne va pas bouder, car cela fait depuis si longtemps qu’on n’a pas eu un très bon film de Noël. D’autant plus on a une animation très rétro avec cette 2D qui participe au charme de Noël, sachant que le film a choisi d’utiliser un éclairage et des textures volumétriques, cela permet d’avoir un look d’un conte de Noël et on a envie d’y rester dans ce conte toute notre vie.

Klaus est disponible sur Netflix


The Art of Self Defense : La face caché des Arts Martiaux

Si vous cherchez un film qui parle de masculinité toxique ou encore de machisme dans la société, vous pouvez vous pencher sur the Art of Self Defense qui comme le titre l’indique va parler de sport de combat, plus particulièrement de Karaté, mais pas seulement. On est aussi dans une comédie noir façon Lanthimos.

Le point fort du film c’est bien sûr Jesse Eisenberg qui a l’habitude de jouer des rôles ou son personnage est timide, mais il arrive encore à se surpasser en jouant Casey qui est quelqu’un de très timide et qui est victime de cette masculinité toxique qui entoure intégralement notre société. On voit un personnage qui est rejeté, qui est moqué et qui est battu par cette société, à l’image de l’agression qu’on voit au début.

Après son agression, il est terriblement touché et on voit comment se déroule une reconstruction post agression. Pour Casey c’est le Karaté qui lui permettra de prendre un peu confiance en lui, d’avoir une reconstruction assez saine, mais quand celui qui nous l’enseigne a de mauvaises intentions, ce sont des activités qui nous plonge dans cette masculinité toxique.


Hors Normes : Reda Kateb et Vicent Cassel sont hors normes !

J’ai vécu quelque chose de fort en regardant Hors Normes ou c’était difficile de poser un mot, mais maintenant que je suis posé, mon avis a pu mûrir et c’est beaucoup plus calme dans ma tête.

On sent que c’est un film vraiment à part dans la filmographie du duo Nakache et Toledano, car ils ont un peu de vécu dans ce milieu et on sent que c’est un projet qui leur tenait particulièrement à coeur. Avec Hors Normes ils veulent mettre en avant ces associations qui prennent en charge les enfants en situation d’autisme. Hors normes c’est aussi un moyen pour Nakache et Toledano de s’éloigner d’une société très individualiste : c’est-à-dire chacun ses problèmes, chacun sa vie. Quand on voit Hors Normes on a l’impression de voir une autre société, une société ne remettant jamais en cause les croyances des gens, c’est un film ou il y a un Juif par l’intermédiaire de Vincent Cassel, un musulman par l’intermédiaire de Reda Katbeb qui sont rassemblés pour la même cause et le fait que le film ne va jamais parler de religion permet d’avoir un très beau rassemblement, qu’on a du mal à le croire. On a aussi du mal à le croire qu’on est dans une société extrêmement collectif incarné par Vincent Cassel toujours prêt à accueillir des enfants dans le besoin, toujours prêt à recruter du personnel pour s’occuper des enfants.

Le soucis c’est qu’il est très beau, mais c’est une beauté qu’on a déjà vue et au bout d’un moment la magie s’efface. Le cinéma de Nakache et Toledano est un cinéma qui est très centré sur le développement précis de quelques personnages, car ils ont du mal à bien développer un grand nombre de personnage intéressant, le film reste centré sur les deux animateurs qui sont les deux stars du film et Josef (Benjamin Lesieur) un enfant autiste extrêmement touchant, qui permet à Nakache et Toledano de montrer l’amour entre ceux qui s’occupe de ses enfants en difficulté et ses enfants rejeté par la société qui ont besoin d’amour, mais sinon les autres personnages sont très peu développés et on peut comprendre les reproches sur le manque de développement des enfants autistes, mais je pense que le duo Nakache-Toledano avait un plan précis quand ils ont écrit le film et il voulait parler d’un segment en particulier.

En dehors de l’écriture, des deux très grandes prestations de Cassel et Kateb, il est rare de noter qu’il y a des idées intéressantes dans la mise en scène, que ce soit la caméra à l’épaule qui va s’agiter dans de moments assez stressants ce qui va nous mettre dans la peau des animateurs. Il y a aussi une autre très belle idée c’est quand la caméra se met du point de vue de l’enfant et il y a un certain floue. Le floue est très intéressant, car il isole l’enfant et cette isolation c’est le rejet de la société envers les enfants autistes. S’il y avait d’autres idées de mise en scène j’en parlerais longtemps des deux très bonnes idées du duo, sauf qu’ils vont les exploiter énormément. Quand la caméra va s’agiter, avec la même musique creschendo, on comprendra très vite ce qui va se passer et cela rend Hors Normes un film qui manque de poigne à son message, alors que c’est surement le plus réussi du duo qui semble avoir enfin passé un cap depuis intouchable.

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